Corylus avellana

NOISETIER (COUDRIER)

Corylus : du latin "corulus", son ancien nom, lui-même peut -être issu du grec "koros", capuchon.
avellana : d'Avellino, ville située près de Naples et réputée dans l'antiquité pour ses noisettes.

Corylus avellana est un arbrisseau indigène décoratif par son port et sa floraison jaune hivernale. Il produit des noisettes très appréciables à l’apéritif ou dans les desserts.

Corylus avellana - NOISETIER (COUDRIER) - Cépée
Corylus avellana - NOISETIER (COUDRIER) - Cépée © CAUE77 & Arboretum de la Petite Loiterie

Port : Jeune, il a un port buissonnant avec plusieurs tiges dressées en oblique partant de la souche. Ensuite, son port est touffu avec de nombreuses tiges principales élancées s'ouvrant en un houppier arrondi. Souvent, des rejets se forment sur la souche, autour et à travers des vieilles tiges. La forme naturelle et la mieux adaptée est la cépée. Le port en tige remontée est généralement difficile du fait du port buissonnant et des rejets de souche.

Rameaux : brun clair, assez fins.

Ecorce : lisse, gris brun.

Feuillage : feuilles caduques, ovales, en coeur à la base, à dentition irrégulière (à la différence du tilleul) de 6 à 12 cm de long. Elles sont finement pubescentes dessus et surtout dessous ce qui les rend quelque peu rêches.Vert foncé dessus et plus clair dessous, elle jaunissent à l'automne. Elles procurent un ombrage moyennement dense.

Floraison : bien avant le débourrement, de janvier à mars, présence de nombreuses fleurs mâles en chatons pendent sur les rameaux de l'année précédente. Ils mesurent de 3 à 8 cm de long et sont jaunes à maturité. Les fleurs femelles sont très discrètes, elles ont la forme de petits bourgeons dont seul le pistil rouge dépasse des écailles. Les fleurs sont mellifères et produisent leur pollen très tôt ce qui permet le démarrage de l’activité des abeilles.

Fructification : en automne (septembre octobre), présence de nombreuses noisettes isolées ou groupées par 2 à 4. Elles sont ovoïdes ou allongées, mesurent de 1 à 2 cm de diamètre et sont logées dans un involucre foliacé divisé au sommet. Les noisettes sont consommables par l'homme et les animaux fraîches ou séchées.

Climat : bonne résistance au froid. Il supporte aussi bien le plein soleil que la mi-ombre et l'ombre si elle n’est pas trop dense. Il est résistant au vent.

Usages et comportement : sa rapidité de croissance est moyenne et il a une longévité comprise entre 30 et 50 ans, parfois d’avantage (les jeunes tiges prennent le relais des plus anciennes). Il peut être planté isolé, en étage haut de massif, dans des haies libres ou en sous-étage de grands arbres. C'est un arbrisseau courant dans les haies et lisières, les sous-bois clairs, il est souvent semé de façon naturelle par les oiseaux et autres gourmands. Il est sensible au ver des noisettes (Balaninus nucum) qui mange les fruits... Il drageonne mais uniquement à proximité immédiate de la souche et rejette bien de souche. Le noisetier est attractif pour les oiseaux et les écureuils. Il tolère les embruns marins. Le pollen dispersé en février peut être allergisant.

Sol : il supporte la plupart des sol (superficiels, compacts, légers, acides ou basiques et même les sols gorgés d'eau de façon temporaire), par contre il n'apprécie pas les sols trop secs, marécageux et trop acides. A l’état sauvage, il se trouve surtout sur les sols basiques à légèrement acides, assez frais.

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Caractéristiques vécus

Volume : Moins de 6 m
Ports naturel adult : Évasé
Esthetiques : FLEURS DÉCORATIVES
IDF : 1 à 8
USDA : 3
Luminosite : Soleil , Mi-ombre , Ombre
Utilisation : Cépée , France , Embruns marins , Oiseaux , Mellifère , Fruits comestibles
Profondeur : Superficielle
Structure : Compact , Léger
Acidite : Acide , Basique

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AUTRES INFORMATIONS

Origine : il est indigène en Europe, Asie mineure et Afrique du Nord.

Conseils pour la plantation : en pépinière, il est courant en forme libre, mais très rare en tige. Il est recommandé de mélanger des plants de plusieurs variétés différentes pour améliorer la fructification.

Taille de formation : il est difficile à former en tige du fait de son port buissonnant. Le mieux est donc de le laisser prendre son port naturel ramifié. Cependant il est possible de le former en petite tige, en éliminant au fur et à mesure tous les rejets qui se forment sur la souche.

Conseils d’entretien : La taille d'entretien n'est pas nécessaire. On peut néanmoins soit éliminer les ramifications de la base pour donner un aspect de cépée arborescente, soit au contraire couper les plus vieilles branches pour renouveler le houppier et le limiter. Pour éviter les rejets de souche, il est possible de le greffer au collet sur le noisetier de Byzance (Corylus colurna) qui ne rejette pas de souche.

Anecdote : Des noisetiers mycorhizés (disponibles chez certains pépinièristes) peuvent produire des truffes.

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ESSENCES APPARENTÉES

Il existe plusieurs variétés fruitières, avec des noisettes de formes différentes et de précocités variables.

- Corylus maxima ‘Purpurea’, le noisetier pourpre, est assez semblable au noisetier commun, en dehors de la couleur rouge sombre de ses feuilles et de ses chatons mâles.

Il existe plusieurs variétés fruitières, avec des noisettes de formes différentes et de précocités variables. ‘Fertile de Coutard’ et ‘Segorbe’ sont celles qui se conduisent le plus facilement en tige.

- Corylus avellana ‘Contorta’ le noisetier tortueux, n'atteint que 3 à 4 m de haut et a une croissance plus lente. Il est spectaculaire en hiver avec ses rameaux spiralés, et fleuri et fructifie comme l'espèce sauvage.

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GALERIE D’IMAGES

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